Tribune publiée sur « lemonde.fr » pour alerter sur le Pic Pétrolier

Il aura fallut plusieurs mois de travail et de discussions pour aboutir à cette tribune, publiée le 22 mars sur le site internet du Monde. L’objectif est d’alerter la population et les candidats à la présidentielle sur le sujet du pic pétrolier.

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De nombreux signataires, dont l’expertise et la crédibilité ne sont plus à prouver, se sont rassemblés pour parler d’une même voix et lancer un appel à la mobilisation.

Voici la Tribune publiée sur lemonde.fr le 22 mars 2012

Après plus d’un siècle d’augmentation importante de la production et de la consommation de pétrole, la Terre s’essouffle et la notion de « pic de production », autrefois ignorée, s’impose comme une réalité inéluctable. Cette tension se manifeste d’ores et déjà à travers le déploiement de techniques d’extraction demandant toujours plus d’investissements, d’énergie et de matériaux. En effet, lorsque des réserves sont limitées, le rythme de leur exploitation suit une courbe croissante, puis elle plafonne à son maximum en formant un plateau, avant de décroître. C’est le cas du pétrole facilement accessible et bon marché dont la plupart des experts, y compris, désormais, l’Agence internationale de l’énergie, admettent qu’il a atteint son pic de production mondial il y a quelques années.

Malgré les découvertes de gisements récemment médiatisées, le monde continue de consommer beaucoup plus de pétrole qu’il n’en trouve par l’exploration. L’extraction du pétrole difficile, appelé non-conventionnel (sables asphaltiques, pétrole de roche-mère, grands fonds marins…) sera beaucoup plus coûteuse et surtout beaucoup plus lente. Elle ne permettra donc pas d’éviter la baisse de la production mondiale après un plateau qui ne devrait durer que jusqu’en 2015-2020. Les énergies alternatives, même si elles sont développées à un rythme soutenu, ne pourront pas compenser le déclin de la production de pétrole, que ce soit en quantité ou en coût de production. Aucune solution de substitution aux carburants liquides n’est disponible à l’échelle de la demande, actuelle ou future.

A l’avenir, nous disposerons fatalement de moins d’énergie et de ressources alors que nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre et que les pays émergents sont en phase d’industrialisation rapide. Par ailleurs, les pays exportateurs consomment une part toujours plus importante de leur production pour alimenter leur développement.

Or force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd’hui d’une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d’énergie et de ressources. L’urgence apparaît donc d’anticiper une inexorable descente énergétique. Les limites physiques devraient déclencher une réelle transition de la société vers une diminution majeure de notre dépendance aux ressources non renouvelables, par un changement profond des comportements, de l’organisation du territoire et de notre économie. Si cette transition n’est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l’image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés.

Dans ce contexte, il est indispensable que les responsables politiques, mais aussi l’ensemble des acteurs sociaux et économiques ainsi que les citoyens français, prennent conscience de cet enjeu et fassent preuve d’anticipation, car nous sommes face à un péril réel pour la cohésion sociale et le fonctionnement de l’ensemble des secteurs vitaux de notre collectivité. Les signataires de cet appel invitent tous les candidats à l’élection présidentielle à tenir compte de cette situation urgente. Ils leur demandent de prendre position sur cette question, dans le cadre de débats et de propositions politiques concrètes. Celles-ci devront être compatibles avec la réalité physique de l’extraction des ressources et permettre de faire face à la décrue énergétique de notre société.

 

Vous pouvez également signer cet appel et consulter la liste des signataires.

Signer l’appel

Les signataires initiateurs de l’appel :

  • Pierre René Bauquis – Ancien directeur de la stratégie et la planification du groupe Total.
  • Jean-Marie Bourdaire – Membre fondateur d’ASPO-France (Association pour l’étude du pic pétrolier et gazier), ancien directeur des Etudes Economiques de Total (1988-1995), ancien directeur du bureau long terme de l’AIE (1995-1998), ancien directeur des Etudes du conseil Mondial de l’énergie.
  • Yves Cochet – Député européen, ancien ministre de l’environnement.
  • Jean-Marc Jancovici – Ingénieur consultant, président de The Shift Project.
  • Jean Laherrère – Président d’ASPO-France, ancien patron des techniques d’exploration du groupe Total.
  • Yves Mathieu – Ancien chef du projet ressources pétrolières mondiales à l’Institut français du pétrole, auteur du livre Le dernier siècle du pétrole : la vérité sur les réserves mondiales (Editions Technip, 2010).
  • Bernard Durand – Géologue pétrolier, ancien Directeur de la Géologie à l’Institut Français du Pétrole et de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie
  • Jacques Varet – Ancien directeur du Service Géologique National, BRGM, ancien Président de Eurogeosurveys, association des services géologiques européens, Conseiller en ressources géologiques pour le développement durable
  • Philippe Labat – Ingénieur consultant pétrolier
  • Cédric Ringenbach – Ingénieur, Directeur de The Shift Project
  • Jean-Luc Wingert – Ingénieur consultant, membre ASPO-France
  • Agnès Sinaï – Journaliste, présidente de l’Institut Momentum
  • Matthieu Auzanneau – Journaliste spécialiste des questions pétrolières
  • Benoît Thévard – Ingénieur conférencier, recherche et conseil en résilience territoriale
  • Cyril Dion – Directeur du Mouvement Colibris
  • Cécilia Durieu – Ingénieure, candidate UMP aux législatives en Isère
  • Etienne Lacroix – Ingénieur Consultant énergie-climat
  • Danielle Grunberg – Ambassadrice du mouvement des Villes en Transition en France
  • Yves Trémolet – Ingénieur, forum.aprespetrole.net
  • Corinne Coughanowr – Ingénieur, Mouvement des villes en transition
  • Nicolas Féat – Ingénieur
  • Philippe Desbrosses – Docteur en sciences de l’environnement, pionnier de l’agriculture biologique
  • Thierry Caminel – Ingénieur
  • Philippe Patouraux et Gérald Moulédous – Fondateurs de Next World

Le pic pétrolier : déclarations des experts et décideurs mondiaux

Voici un florilège des déclarations faites par les personnes ou organisations les mieux informées sur les ressources pétrolières au niveau mondial.

M. Robert Hirsch, spécialiste des questions énergétiques ayant travaillé pour l’État et le secteur privé au Etats-Unis.

En 2005, c’est lui qui est à l’origine de l’étude sur le pic pétrolier du DOE (Department of Energy) des États-Unis.
Résumé de l’entretien pour Oil man en septembre 2010) :
Début du déclin de production mondiale dans 2 à 5 ans.
Deux vitesses de déclin de la production pétrolière envisagées: 2% ou 4% par an
Le choc pétrolier de 1973 était causé par une baisse de 4% de la production. Cela semble très peu mais les conséquences sur l’économie sont dramatiques.
Baisse du PIB mondial pendant plus d’une décennie
Récession économique comprise entre 20 et 30%. Je vous laisse imaginer ce que cela peut donner, dans une société qui ne peut même pas tolérer un simple ralentissement de la croissance !
-Il y a un risque de voir les pays producteurs économiser leurs réserves de pétrole

Cela vient confirmer le risque de voir apparaître une réelle pénurie dans les pays importateurs comme la France.
Les réserves d’Arabie Saoudite ne peuvent pas être réalistes
Aucune chance pour que le solaire, l’éolien et la biomasse fournissent une énergie suffisante

M. Christophe de Margerie, PDG de Total.

Il était interrogé par  la commission des finances en 2008, suite à la très forte hausse des prix du pétrole. Ses propos étaient très clairs (vidéo retirée de Youtube).
Transcription « Y a-t-il un problème de spéculation ? Bien sûr, il y a de la spéculation, mais expliquer que les prix du baril augmentent depuis 1999, en passant de 12 dollars à 130, en disant que c’est de la spéculation, c’est soit être ignorant, soit très con, soit c’est une volonté de tromper, et ça c’est beaucoup plus grave. Car le vrai sujet, c’est que les vannes sont aujourd’hui ouvertes à fond, que les pétroliers produisent à fond, et qu’un seul producteur a aujourd’hui des capacités disponibles, c’est l’Arabie Saoudite. Compte tenu des incertitudes qui existent, heureusement que ses même-pas 2 millions de baril/jour sur 86 sont là pour éviter qu’en cas de crise majeure, par exemple au Nigeria (…) je peux vous dire clairement que si Total et les compagnies pétrolières décidaient de partir demain du Nigeria pour des raisons de sécurité, (…) c’est pas 130 dollars le baril, c’est x plus (sic) que l’on verrait. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment-là, il n’y aurait plus suffisamment de pétrole disponible.

M. Glen Sweetnam, principal analyste officiel au Département Américain de l’Energie.

Il annonce dans un article du monde que nous pourrions subir un déclin de production mondiale de pétrole d’ici 2011. Depuis, il a été muté dans un service dont les membres ne donnent pas d’interview

M. Jim Baldauf, président de ASPO USA (Association for the Study of Peak Oil)

Début octobre 2010, lors de la conférence annuelle sur le pic pétrolier, plusieurs experts internationaux indiquent que, malgré la hausse de production de certains pays et la découverte de nouveaux gisements, la production mondiale de pétrole ne pourra plus augmenter.

 

Armée Allemande (Bundeswher)

Dans un rapport classé confidentiel, elle décrit, par l’intermédiaire de ses analystes, les conséquences dévastatrices d’un choc pétrolier durable lié au déclin des ressources pétrolières mondiales.
Résumé :
– Le pétrole déterminera la puissance d’un Etat
– Les pays importateurs de pétrole (comme la France) perdront leur pouvoir et leur importance
– La politique remplacera la loi du marché pour l’accès à l’énergie
– Des conséquences en chaîne sur l’économie (hausse des prix, baisse de consommation, faillites, licenciements …)
– Des politiques de rationnement seront imposées

– L’incompréhension et le désarroi des populations face à une crise généralisée pourront conduire à des conflits ouverts

M. Pierre-René Bauquis, Professeur associé à l’Ecole du Pétrole et des Moteurs, Ingénieur et enseignant à l’Institut Français du Pétrole.

En 2006, cet expert estimait que nous devrions atteindre un pic de production en 2020 (100 millions de barils/jour), tous liquides naturels confondus et sans restrictions budgétaires (ce qui n’est pas le cas depuis la crise).

M. GABRIELLI, PDG de la société Petrobras (Compagnie pétrolière Nationale du Brésil).

Celui-ci a indiqué, lors d’une présentation publique en Décembre 2009 que nous devrions atteindre un pic de production en 2010. Il a également indiqué que le déclin qui allait suivre imposerait de trouver, tous les deux ans, un gisement équivalent à l’Arabie Saoudite pour conserver notre rythme de production actuel.

M. J.Peter Gerling, expert à l’Institut Fédéral pour les géosciences et les ressources naturelles en Allemagne.

Il s’exprime dans un rapport du Conseil Mondial de l’Energie (World Energy Council) pour dire avec plein de bon sens qu’il y a plus de risques à être trop optimistes et attendre de voir, qu’à envisager la transition dès à présent, même si l’on découvrait qu’il y a davantage de pétrole que nous l’avions prévu.

Sir Richard Branson, PDG du groupe Virgin.

C’est en Février 2010 que six compagnies du Royaume Uni (Arup, Foster, Scottish and Southern Energy, Solarcentury, Stagecoach group et Virgin) se sont rassemblées afin de lancer un appel à l’ensemble du pays.
Dans leur rapport (The Oil Crunch), ils indiquent que les pénuries de pétrole, les incertitudes sur l’approvisionnement et la volatilité des prix va déstabiliser l’économie, la politique et les activités sociales dans les cinq années à venir.
Ils précisent donc qu’il y a effectivement deux principaux challenges pour les responsables politiques:
– Reconnaître publiquement la situation, ce qui n’est pas encore le cas dans la plupart des pays,
– Mettre en œuvre les choix politiques qui permettront d’éviter les effets les plus graves que la crise pourrait provoquer.

 

Le premier ministre François Fillon

Notre actuel premier ministre l’a déclaré en avril 2011 à l’Assemblée Nationale : « Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole ; la production ne peut maintenant que décroître »

 

Michel Rocard

sur France Inter le 7 novembre 2011
« Nous arrivons à toute allure dans la période où l’offre de pétrole diminuera vite. Et donc une économie de récession, ça va être terrible. (…) Il faut prolonger le temps d’une stabilisation, avant d’entrer dans une grande récession mondiale. Le nucléaire est l’outil pour le faire. Pour le pétrole, nous resterons au même niveau de production peut-être pour moins d’une dizaine d’années, nous le savons ; or il est le sang actuel de notre économie. »

 

Le Président Nicolas Sarkozy

sur France Inter le 17 avril 2012 à 8h50
« Le prix du pétrole est condamné à augmenter, parce que l’air des énergies fossiles…la fin approche. On ne pourra plus vivre avec du pétrole et du gaz ».


Patrick ADDA

Prix du pétrole et prix de l’alimentation : pourquoi sont-ils liés ?

Article écrit en mai 2011 par : Benoit THEVARD – Ingénieur Conseil en génie énergétique et résilience des territoires

A travers certains articles, l’auteur a montré que les prix du pétrole allaient  augmenter fortement et durablement, avec une certaine volatilité au gré des périodes de récession.

Cliquez sur le lien pour lire la suite de cet article : http://www.avenir-sans-petrole.org/article-prix-du-petrole-et-prix-de-l-alimentation-pourquoi-sont-ils-lies-55549097.html

Pour une production alimentaire durable

Article écrit le 22 octobre 2010 par : Benoit THEVARD -Ingénieur Conseil en génie énergétique et résilience des territoires.

L’alimentation est évidemment préoccupante, à la fois pour sa distribution et les nombreux transports qu’elle génère, mais aussi pour la production, que l’auteur souhaite aborder dans cet article.

Pour lire cet article, cliquez sur le lien suivant : http://www.avenir-sans-petrole.org/article-pour-une-production-alimentaire-durable-57515227.html

 

Génération pic pétrolier : une chance extraordinaire de changer le monde, par Richard Heinberg

Article écrit par Richard Heinberg, déclaration au Worcester Polytechnic Institute, 14 mai 2011 – Extrait – Publication originale YES ! Magazine

Richard Heinberg est membre du Post Carbon Institute. Il est l’auteur de :
The Party’s Over : Oil, War, and the Fate of Industrial Societies,
Peak Everything : Waking Up to the Century of Declines
The End of Growth : Adapting to Our New Economic Reality.

 

Mes paroles s’adressent en particulier à vous, qui êtes étudiants. Voici quelle sera la réalité déterminant vos existences. Quel que soit votre futur domaine d’activité, que ce soit le commerce, la finance, l’ingénierie, le transport, l’agriculture, l’éducation ou les loisirs, votre situation sera conditionnée par la transition énergétique qui est en cours actuellement. Mieux vous comprendrez cette réalité et plus efficace vous serez pour apporter votre contribution à la société et tracer votre chemin dans le monde.

Nous vivons l’un des grands tournants de l’histoire. Au cours de votre vie, vous serez les témoins de changements dans le monde qui seront les plus importants depuis le début de l’humanité. Vous aurez la possibilité de participer à la refonte des infrastructures de base qui sous tendent notre société, énergie, alimentation, transports et finance.

Je m’exprime avec une certaine assurance, car nos infrastructures existantes dans l’énergie, l’alimentation, les transports et la finance ne peuvent être maintenues dans la situation qui se dessine : celle d’un épuisement des combustibles fossiles et d’une instabilité du climat. Par conséquent, ce que vous choisirez de faire de votre vie pourrait avoir des conséquences beaucoup plus importantes que ce que vous pourriez imaginer aujourd’hui.

Au long de votre existence la société aura à résoudre plusieurs problèmes fondamentaux :

- Comment produire notre alimentation de manière durable, sans apport de combustibles fossiles, sans appauvrir les terres arables ou des réserves d’eau douce de plus en plus rares.

- Comment subvenir aux besoins de 7 milliards d’êtres humains sans épuiser les ressources naturelles, y compris les forêts et les pêcheries, et des réserves finies de minerais.

- Comment réorganiser notre système financier afin qu’il puisse continuer à remplir sa fonction essentielle, qui consiste à réinvestir l’épargne dans des projets socialement utiles dans le contexte d’une économie dont l’activité, au lieu de croitre sans cesse, se stabilise, voire même diminuerait en raison du déclin des approvisionnements en énergie.

La résolution de chacun de ces problèmes essentiels demandera du temps, de l’intelligence et du courage. Relever ces défis est une tâche requérant des héros et des héroïnes, une tâche suffisamment vaste pour nécessiter que même la plus grande génération qu’ait pu porter l’histoire humaine doive s’y consacre entièrement. Si chaque crise offre une nouvelle chance, alors celle-ci offre à l’humanité la plus grande occasion qu’elle ait connue.

L’aptitude la plus importante que nous puissions espérer acquérir est sans doute celle de tirer le meilleur parti des circonstances que la vie nous réserve. A l’heure actuelle, ces circonstances sont celles d’une transformation fondamentale de la situation économique. Durant ce siècle, nous, Américains, jouiront de moins de biens matériels et de mobilité. D’ici à quelques années, nous regarderons la fin du 20e siècle en Amérique comme une époque où le consumérisme prôné par la publicité était complètement hors de proportion avec ce que la nature peut nous offrir de façon durable. J’imagine que nous nous souviendrons de ce moment avec un mélange de nostalgie et de regret, comme d’un âge d’or d’une abondance disparue, mais aussi comme d’un moment de folie et de cupidité qui a mis le monde entier en danger.

Tirer le meilleur parti de notre nouvelle situation implique de trouver le bonheur dans la conception de produits de meilleure qualité qui pourront être réutilisés, réparés, recyclés pratiquement à l’infini, et de nous accomplir dans les relations humaines et des activités culturelles plutôt que dans une consommation frénétique.

Heureusement, nous savons aujourd’hui grâces aux études psychologiques transculturelles qu’il n’existe que peu de corrélation entre les niveaux de consommation et le bonheur. Ce qui nous montre que la vie peut être en réalité meilleure, même sans combustibles fossiles.

Considérer les moments de crises comme des moments difficiles ou des périodes de vastes renouvellements relève en réalité d’une question de point de vue. Je tiens à souligner ce point. Nous vivons un moment d’opportunité sans précédent pour se rendre utile à la communauté. Un moment où il sera possible de changer vraiment le monde, parce que le monde doit changer de toute façon. Un moment où vous pouvez faire la différence en contribuant à façonner ce changement nécessaire et inévitable.

Lors de mes déplacements, je rencontre dans toutes les régions de ce pays des jeunes qui sont à prêts à relever le défi de construire un avenir post-pétrole : un agriculteur de 25 ans dans le New Jersey, qui laboure avec des chevaux et n’utilise pas de produits chimiques ; le responsable d’une coopérative de production de biocarburant à Northampton ; un installateur solaire à Oakland, en Californie. La transition énergétique imposera de mener une nouvelle réflexion dans tous les domaines, des beaux-arts à la banque. Partout, les entreprises embauchent des spécialistes du développement durable, pour tracer leur chemin à travers les nouveaux défis et opportunités. Au même moment, de nombreux jeunes rejoignent des organisations militant dans le domaine de l’énergie et du climat, telle 350.org et Transition Initiatives.

Pour conclure, je voudrais résumer mon message ainsi : les combustibles fossiles ont permis de construire le monde dans lequel vous avez vécu durant votre enfance et tout au long de vos années d’études. Maintenant c’est à vous d’imaginer et de construire le monde d’après les combustibles fossiles. C’est le défi et l’opportunité de votre vie. Je vous souhaite bonne chance pour que vous en profitiez au mieux.

 


Le véhicule électrique est-il la panacée ?

Article écrit en janvier 2012 par Jean-Marc JANCOVICI – Ingénieur Conseil diplômé de l’Ecole polytechnique et Télécom, spécialisé dans les domaines du changement climatique, de l’intensité énergétique et du pétrole.

Sainte voiture électrique ! Il n’est désormais plus un discours public qui fasse l’économie d’un petit couplet sur cette merveille du 21è siècle qui va nous tirer du pétrin carbonique, aussi sûr que 2 et 2 font 4. Véhicule « propre » ici, véhicule « du futur » là, tout responsable politique qui se targue d’écologie fait nécessairement les yeux doux à cette Chimène des temps modernes. Alors, l’électron démocratique va nous sauver la vie, ou que nenni ?

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur le lien suivant : http://www.manicore.com/documentation/voit_elect.html

 

 

 

Un système de santé dépendant du pétrole

Article écrit le 26 août 2010  par Benoit THEVARD- Ingénieur Conseil en génie énergétique et résilience des territoires

Notre système de santé, comme tous les autres secteurs de notre société, dépend énormément du pétrole. Dans un contexte de hausse future des prix et de raréfaction de celui-ci, quelles-sont ses vulnérabilités ?

Pour lire la suite, cliquez sur ce lien : http://www.avenir-sans-petrole.org/article-resilience-du-systeme-de-sante-en-france-56011821.html

 

Quelle médecine après le pic pétrolier ?

Pour lire ce second article de Benoit THEVARD le 26 novembre 2010, cliquez sur ce lien : http://www.avenir-sans-petrole.org/article-quelles-medecines-apres-le-pic-petrolier-61791921.html

La planète entière pourrait-elle manger bio ?

Article écrit en février 2011 par Jean-Marc JANCOVICI – Ingénieur Conseil diplômé de l’Ecole polytechnique et Télécom, spécialisé dans les domaines du changement climatique, de l’intensité énergétique et du pétrole.

Il existe déjà une large part de la planète qui mange bio : tous les pays « sous-développés » qui n’ont pas les moyens de se payer engrais et pesticides ! Et chez nous, l’agriculture non bio n’est pas si vieille : elle ne date que de quelques décennies seulement, car avant la seconde guerre mondiale nous n’avions ni engrais ni pesticides de synthèse.

Avant d’aller de l’avant, je vais préciser que j’entends par bio non point une norme, mais une agriculture qui n’utilise pas les produits suivants (que l’on appelle aussi des « intrants ») :

Pour lire la suite de cet article, veuillez cliquer sur le lien suivant : http://www.manicore.com/documentation/manger_bio.html

Les transports après le pic pétrolier

Article écrit le 12 juillet 2011 par Benoît Thévard – Ingénieur Conseil en énergie et résilience des territoires

Repenser notre système de transport dans un monde où le pétrole est rare et cher n’est pas une mince affaire. En 2010, environ 92,5% de l’énergie consommée pour les transports était issue du pétrole. Le reste se compose d’agro-carburants (5,3%) et d’électricité (2,2%) pour les trains. Depuis 1973, la consommation de pétrole pour les transports a presque doublé, passant de 25,3 Mtep/an à 46,3 Mtep/an.

Pour lire la suite de cet article qui aborde de nombreuses solutions, cliquez sur ce lien : http://www.avenir-sans-petrole.org/article-les-transports-apres-le-pic-petrolier-79153168.html